PIERRE GIRARDOT
Collège
SAINTE TULLE
 

Qui était Pierre Girardot ?

jeudi 9 octobre 2008, par Administrateur SPIP

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Pierre GIRARDOT est né le 20-11-1913 à Laragne-Montéglin dans les Hautes-Alpes (05) où son père était artisan coiffeur. A l’âge de 11 ans il perd sa mère victime de la tuberculose. Atteint par cette maladie, il effectue un séjour en sanatorium en Savoie.

A 12 ans, il entre à l’école d’agriculture de Vallabre (Bouches-du-Rhône). En juillet 1928, muni du diplôme des Ecoles d’Agriculture de l’Etat et de la médaille de bronze de l’Enseignement agricole, il débute comme ouvrier agricole au domaine du Thor à Oraison (04) pour soigner les porcs et la basse–cour. Il est ensuite engagé sur une grande exploitation de lavande que les établissements Chrisis, parfumeurs de Grasse, possédaient à Puberclaire sur le plateau de Valensole (04). Il essaya en vain de créer un syndicat de travailleurs agricoles.

A la même époque, il adhère au P.C.F dont il devient deux ans plus tard, secrétaire départemental. Sanctionné alors par son employeur pour ses activités politiques, il perd son poste de contremaître et redevient ouvrier agricole jusqu’à la guerre.

Il participe activement à la campagne du Front populaire, faisant, en particulier, des réunions communes avec Camille Reymond – dont le collège de Château-Arnoux porte le nom - pour la S.F.I.O.

Il se marie en décembre 1936 avec Paulette Illy, dont il aura un fils.

Pierre GIRARDOT est mobilisé en septembre 1939 au 11ème bataillon de chasseurs alpins à Gap. Il effectue des missions de renseignements près de la frontière italienne.

Muté à Grenoble, il est rapidement réformé en raison de sa maladie et revient dans les Basses-Alpes.

Il vit alors la capitulation de Pétain comme une trahison et reprend ses activités militantes.

Le Préfet le fait arrêter et il est emprisonné au camp de concentration d’Oraison où il passe un mois et demi, avant d’être transféré en décembre 1940 à la citadelle de Sisteron puis à la forteresse de Fort Barraud à la limite de la Savoie et de l’Isère.

Il organise alors la résistance interne avant de s’évader en avril 1942, profitant des corvées de bois à l’extérieur du camp.

Il rejoint Grenoble puis La Mure pour entrer en contact avec les mineurs avant de se rendre à Lyon où il participe aux activités du P.C.F clandestin en distribuant l’Humanité, interdite, et des tracts.

Il est nommé pour prendre la direction du P.C.F et organiser les F.T.P, en Savoie et en Haute-Savoie où il y restera jusqu’en juillet 1943. A cette date, il est muté en Auvergne pour une mission identique, dans une région où la présence allemande est particulièrement importante.

En juillet 1944, le contexte a fortement évolué et il part à Lyon avec pour mission de faire sauter les ponts du Rhône et de la Saône afin d’empêcher les Allemands de remonter du sud de la France.

A la libération, Pierre GIRARDOT est affecté à l’Etat Major de la 14ème région militaire en tant que commandant F.F.I. Avec d’autres officiers, il accueille à Lyon le Général Eisenhower.

Il a pour mission de remettre en route l’industrie militaire de la région de Lyon. Il est ensuite muté à l’Etat Major Général des Armées à Paris pour organiser l’effort industriel à l’échelle nationale. Il côtoie d’autres officiers tels que Rol Tanguy et Chaban-Delmas.

Pierre GIRARDOT est démobilisé le 08-05-1945 et retourne dans les Basses-Alpes où il reprend ses activités politiques.

Son action lui vaut diverses distinctions, croix de guerre avec palmes, citation à l’ordre de l’armée, croix du combattant volontaire de la Résistance, etc.

Il se présente aux élections législatives de 1945 et est élu député. Il œuvre alors à l’application du programme du Conseil National de Résistance et en particulier à la nationalisation de l’électricité et du gaz.

Nommé à la commission de la Production Industrielle, il défend ce projet avec acharnement et la loi est votée le 29-03-1946 à une large majorité. Dans la foulée, le statut des agents E.D.F et G.D.F est mis en place le 26-06-1946.

Pierre GIRARDOT est réélu ensuite 4 fois à l’Assemblée Nationale, la dernière fois en 1978. Il est, également, élu Conseiller Général de Manosque de 1970 à 1988 et sera Vice-Président du Conseil général. Maire de Sainte-Tulle de 1953 à 1978, il contribue au développement de la commune par l’implantation de nombreuses activités E.D.F et par une politique d’investissement répondant aux besoins de la population.

Il décède à Digne-les-Bains le 03/01/2001.

Ouvrages :

La Lavande et le Palais-Bourbon (1980)

Glanes et souvenirs du haut-pays (1983)

Quarante deux… Quarante trois (1992) Roman historique sur la résistance en zone sud

Préface de l’ouvrage de Pierre Bonnet Bois d’Asson Mémoires d’une mine en Haute-Provence.

 
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