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la classe de quatrième 3

Ecrire à la manière de Madame de Sévigné, épistolière célèbre

dimanche 25 janvier 2009, par Martin Delphine



Lors d’une séquence consacrée à l’étude du genre épistolaire, nous avons été amenés à découvrir Madame de Sévigné, épistolière célèbre du XVIIème siècle.

Naissance d’un genre et portrait de l’épistolière la plus célèbre : Madame de Sévigné.

Le XVIIème siècle voit la création de la poste et la vie mondaine connaît un développement extraordinaire par le biais des salons, comme l’hôtel de Rambouillet où des artistes, des hommes de lettres et autres intellectuels se réunissaient afin de passer du bon temps ensemble (jeux de société, bal, concerts, conversations …) Madame de Sévigné fréquente régulièrement ce salon et côtoie Fouquet qui ne désespéra pas d’un jour la séduire, Molière. Mariée très jeune à un mari aux mœurs peu recommandables et querelleur, elle eut deux enfants qu’elle dut élever seule à partir de sa vingt cinquième année, après la mort de son mari lors d’un duel. Elle s’occupa de l’éducation de ses enfants, maria sa fille et fit alors son entrée à l’hôtel de Rambouillet. Les personnalités de l’époque, comme Madame de Sévigné, rédigent des lettres littéraires qui sont lues dans les salons mondains. Celles de Madame de Sévigné sont publiées longtemps après sa mort : la frontière entre lettre intime, lettre privée et art littéraire s’efface.

Elle écrivit près de mille cinq cents lettres, dont beaucoup furent adressées à sa fille, Mme de Grignan, partie vivre en Provence aux côtés de son mari et qu’elle ne cessa de regretter. On raconte que Madame de Sévigné serait morte suite à la maladie de sa fille qu’elle croyait perdre et qu’elle a donc assisté nuit et jour jusqu’à l’épuisement. Cette anecdote témoigne l’immense amour de cette mère pour sa fille.

En prolongement de l’étude de quelques-unes de ses lettres, nous avons écrit à la manière de. Voici le sujet :

En vous inspirant notamment de la lettre 6 et des remarques concernant le style de Madame de Sévigné, rédigez à la manière de Madame de Sévigné une lettre racontant une querelle entre automobilistes, entre clients d’un magasin, une dispute entre élèves…

Fiche méthode : 1) Relis l’ensemble des lettres afin de t’imprégner du style de Mme de Sévigné. 2) Construis le récit ainsi :
- Une situation initiale en une phrase à l’imparfait.
- Un récit au présent de narration
- Deux ou trois phrases de dialogue
- Une conclusion qui donne la parole à un personnage ou à l’auteur de la lettre. 3) Respectez la situation d’énonciation : le vouvoiement, le registre de langage soutenu. 4) Employez des phrases brèves ou des propositions juxtaposées qui permettent le procédé d’accumulation. 5) Moquez-vous d’un des personnages ou de tous.

Bonne lecture.

A Mademoiselle V.

Je viens, par le bien de cette lettre, vous conter ce qu’il m’a été rapporté ce jour. Le président revenait hier, de sa campagne en Asie, dans sa limousine. C’est alors qu’il rencontre un jeune homme, faisant grise mine devant sa voiture. Le président demande, à l’un de ses officiers, d’aller voir se qui se passe. L’officier revient et lui dit : « Ce jeune homme est en panne, monsieur le président ». A ces mots, le président répond : « Et bien, allez l’aider, et que l’on n’en parle plus, je suis pressé ! » En effet, Monsieur le président se rendait à une conférence. L’officier exécute l’ordre sur le champ. Seulement, le jeune homme rétorque n’accepter l’aide que d’une personne, le président lui-même. Ce dernier refuse évidemment et instantanément. Le jeune homme s’approche du président, l’injurie et lui dit des mots que je ne prononcerai pas ici (imaginez, pire que le mot de Cambronne…) Puis il finit son discours sur ces mots : « Monsieur le président, permettez-moi de vous dire : vous n’êtes qu’un bon à rien ! ». A ces mots, le président sortit de sa limousine, prêt à aider le jeune homme, et tous deux réussirent à pousser la voiture. Seulement le sol était boueux et détrempé. Les voilà donc tous les deux couverts de boue. Le président se rendit à la conférence ainsi vêtu, sans même se changer ! Toutes les personnes présentes, à la conférence, le virent ainsi et trouvèrent le spectacle fort plaisant. Imaginez- vous la scène !! Ma chère sœur, comme j’aurais voulu y être !! D’autant plus que j’appris par une commère peu discrète une vérité amusante et curieuse : il parait que la voiture n’était pas en panne…… comme quoi !!

Signé Mlle V.



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